La mort

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Tu vas enfin pouvoir le rejoindre.

Endormie.

Ca y est tu es parti. C'est la vie.

Tragédie.

Il va enfin pouvoir t'étreindre.

Assouvi.

Ton amour bien aimé à vie.

Agonie.

- - -

Patient.

Il attend.

Trente ans.

Il t'attend là-bas.

Tu arrives. Doucement.

Trente ans que tu te bats.

Tu te bats pour nous protéger.

Tu te bats pour nous encourager.

Tu te bats à bout de bras.

Tout le temps.

Subsistant.

Tout bas.

- - -

Mais là, non !

Sous les néons,

Ton corps a titubé.

Comme ça... Intubée,

Tu ne peux pas rester.

Non… Ne pas persister.

- - -

Là, plus personne sauf toi.

Il ne reste personne sauf toi.

Mais là ce n’est pas le moment.

A ton tour de t’ payer du bon temps.

- - -

Tu as dessiné un chemin de Lumière.

Ta foi.

Au vent, à la neige et même s'il fait froid.

Ton toi.

J’en ai traversé des torrents et des rivières.

Tes bras.

Toujours, toujours, quelqu’un qui me réchauffe.

Sains et saufs.

- - -

Surtout ne t'inquiètes plus pour moi.

Oui, crois moi.

N’ais pas peur des mauvais gars.

Un pti soldat.

Pars en paix et restes à l’abri.

Sans âge.

Dans ton coin de paradis.

Un nuage.

- - -

Je t'aime Mamie,

Ma meilleure amie,

Du fond de ton arche,

Tu me manques, matriarche.

Si je ne te l'ai pas assez dis. Oui !

Je t'aime, je t'aime, je t'aime Mamie…

- - -

Adieu ma mie…

Mamie t'es partie.

Dis bonjour au Papi.

Dans votre coin de paradis.

Morts mais aimants… pour la vie !

 

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Dix printemps, à l'horloge de sa vie

Dix étés baignés de soleil

Dix automnes de brouillard et d'or

Et voici son dernier hiver

De sa chambre, aux senteurs d'hôpital

Il voit tomber la neige d'un ciel pur et blanc

Ses  yeux fiévreux se posent

Sur un corbeau  solitaire et sauvage

Comme il envie cette liberté!

On chuchote autour de lui

Avec des sourires forcés

Des mots qu'il ne comprend pas

La douleur traverse sa chair

Qui gémit des larmes de sang!

Alors, sa petite vie se rebelle

Sa rage de vivre le conduit enfin

Très loin sur le chemin des étoiles

A l'instant même où la terre l'abandonne

Et que le corbeau s'envole comme un signe du ciel

Décembre 2009

 

 

 

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La pluie caillée repend l'odeur horreur,

Quand une Âme bleuâtre s'éprend de stupeur:

Oh Non !!! Les âmes sœurs encore séparées !

Oh Non !!! Flamme douleur de l'amour égaré !

 

Que faire. Renouer ces chaînes emprises ?

Quand elles étreignent, elles écartèlent l'hôte !

Si elles enlacent, de sang glacent : elles arrachent les cotes...

Si elles s'écartent, de vent passe : fugace la saveur exquise !

 

Redonner à ces tristes êtres,

La chance de ne pas se connaître ?

Revivre, encore, une vie, refaire connaissance...

Recommencer, ravis, un autre cirque constance...

 

L'ange scrute le temple de la Gouve errante,

Passer. Rompre le cercle iris de douve ardente,

Le plérôme divin vient emplir son ventre,

Se donner, glisser, s'immiscer dans son antre.

 

Absoudre par la chaire, une fois, s'amuser...

Se résoudre à son clerc, à sa voie, s'adonner !

Sempiternelle souffrance en boucles usées :

L’Éternelle errance de ces âmes musées.

 

 

 

(Version originale 2009-12-15 04:11:08 revue le 22/01 séparée de Un ange pleure)



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Un soir d’été à vingt trois ans,
T’as déchiré d’un éclair blanc
Nos cœurs dans toute la longueur.
Tu n’es plus là, tu es ailleurs.
Personne n’a pu te retenir,
Just’ un message avant d’partir,
Puisque déjà c’était ton heure
De tous quitter, tu es ailleurs.
Parfois la nuit, on rêve de toi.
Tu glisses sur l’air vers je n’ sais quoi,
P’être un mirage de bonheur,
Dans les hauteurs, tu es ailleurs.
Y en a certains à qui t’envoies
Des mots pour les mettr’ sur la voie,
Tracée par toi avec chaleur .
Te comprennent-ils ? tu es ailleurs
Ta bonté brille dans les étoiles
Comme elle rayonnait sur la toile.
Tu naviguais en grand surfeur
Sur notre terre , mais t’ es ailleurs.
Peut-être tu nages à la dérive
Vers d’autres cieux , vers d’autres rives.
Tu nous laisses à jamais songeurs,
Avec l’espoir que t’ es ailleurs.
Puisque, dans le ciel, tu t’endors
Avec comme compagne la mort,
Oublies la terre et sa froideur,
Reste tranquille , tu es ailleurs.
Peut-être tu continues la fête,
Comme là tes potes , mais c’est trop bête.
Sans toi elle n’a plus sa couleur,
Tu manques à tous, tu es ailleurs
Faire la fête jusqu’à la fin
Aura été ton court destin.
Tu es passé en visiteur,
A trop grands pas, tu es ailleurs.
Il manquera toujours sur terre
L’enfant que t’aurais pu nous faire.
Nous restons là dans la douleur
Mais on est sûr tu es ailleurs.
On s’reverra ,tu nous l’a dit.
Arrives à l’heure pour midi,
On mangera tous en cœur,
D’ailleurs tu n’iras plus ailleurs.
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Quand tu es mort Papa, j'ai pas pleuré.

J'étais solide ! Comme tu me l'as demandé...

Et j'ai pas pleuré ! Oui. Tu peux être fièr de moi...

Oui. Tu peux être fière de moi Papa !

 

La, j'sais pas ce qui se passe,

Là, j'vois pas, com' dans une impasse,

Là, t'es pas là pour moi, pour me dire,

Là, j'sais pas, j'voudrais juste... m'enfuir...

 

Toi Papa tu saurais quoi faire,

Tu m'dirais d'être solide, droit et fier !

Mais là Papa, t'es pas là... Tu m'aides pas.

C'est pas toi ? Oui. C'est moi, qui m'aide pas...

 

Si tu pouvais être là et me dire quoi faire,

Si tu pouvais resté debout, à coté, de pierre,

Mais là, t'as pas d'quoi être fière de moi, nan, vraiment pas

J'sais pas ce qui m'arrive, c'est vide sans toi.

 

Elle est parti. M'a dit : c'est fini.

J'ai pleuré, pleuré, jusqu'à l'infini,

Pleuré... Y a pas d'quoi être fière...

Pleuré... Tu veux toujours être mon père ?

 

C'est pas moi celui là : le solide Corsaire,

Suis juste un garçon là et sincère,

Alors si toi t'es plus là... Je peux être celui là,

Alors si toi tu me vois, je crois que tu peux être fier de moi !

 

Oui Papa, tu peux être fière de moi !

Elle est partie et je t'écris ça,

Même si t'es pas là.. Tu vis encore...

Toujours là, comme si t'étais pas mort.

 

 

A toi qui se reconnaîtra...

 

  • Tétanisante inertie
    28.05.2020 12:18
    procrastination ?
     
  • Larme...
    28.05.2020 12:17
    je pense que je voulais dire un truc spéciale... caché... intrigant :-)
     
  • Larme...
    28.05.2020 12:15
    bah en fait je ne sais même plus ce que voulais dire !! lol :-) en tous cas attristés prend ées :-)
     
  • Haïku doré
    26.09.2012 16:01
    Bon Jour, Ciel, Si je puis me permettre, en toute amitié: 5/7/5 Vaste champ d'épis - Mot de saison ...
     
  • Lettre par Aurore Dupin
    23.09.2012 10:27
    aurore Dupin est le vrai nom de George Sand, elle a envoyé cette lettre à Alfred de Musset... je vous ...