La mort

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Je me suis perdu dans les couloirs du temps.

Aujourd’hui j’ai vieilli, j’ai perdu ma jeunesse.

Où sont passées ma fougue et mon allégresse ?

N’ont-elles laissé que douleurs en partant ? 

Mes cheveux noirs, devenus grisonnants,

Encadrent des rides qui n’étaient pas là hier.

Et même si de ma silhouette je peux être fier

Mon cœur dans sa cage moins fort va résonnant. 

N’étant pas devin, je ne connais pas l’échéance

De mon dernier soupir sur mon lit de mort

Dans lequel s’enfuiront mes joies et mes remords.

Je ne sais pas l’heure de l’ultime déchéance. 

Mais peu m’importe pourquoi, l’instant ou le lieu,

Je t’ai toi, toi qui porte mon âme aux nues

Quand se chevauchent et se mêlent nos corps nus

Je sais que je t’aurai aimé de mon mieux.

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Faiblesse, médiocrité et décadence,

Ennui noir de nuit,

Toujours l'esprit en partance,

Et l'espérance sans cesse inassouvie,

Rêvant de mille et une distances,

Mais figé à l'infini,

Saoulé d'envies de luxes et dépenses,

Mais ivre des déboires infligés par la vie,

Multiples substituts pour vivre une transe,

Le réveil, sonore de vérité, me laisse incompris,

Je crache au visage du courage et de la persévérance

Pour épouser Dame la mort à la musique funèbre et uax bras fleuris.

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IL y a des matins pas encore réveillée

Je me demande si je vais pouvoir y arriver

Surmonter une nouvelle journée

Hardeuseuse douloureuse, blessée

Je sens que je n'y parviendrai jamais

En si peu de temps j'ai tant perdu

Me voilà entièremet nue

Mon cerveau est rongé de mon vécu

Mon coeur est blessé d'avoir trop attendu

Mon corps est vidé de son sang je suis déçue

Déçue d'avoir laissé la vie me détruire

Déçue de ne pas avoir été capable de rebondir

Déçue de ne plus pouvoir reconstruire

Car j'ai perdu le goût de vivre.

Qui pourrait m'en vouloir

Après tant de peine et de désespoir

On me dit tu dois y croire

Mais j'ai du mal à le vouloir

Depuis que Papa est parti dans le long couloir

Chaque jour le tunnel devient plus noir

Le vide m'engouffre et je ne veux plus rien voir

 

CLOCHETTE POUR PAPA JE T'AIME

 

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Le coeur du temps  incontournable
L'espace temps intemporel
Espacement indomptable
Firmament intemporelle

Le coeur du temps : encore du temps
le corps dû tant au temps qui le tend !
Il se molasse et laisse encore du mou
Dégueulasse la grâce graisse dénoue

Fadissent les éclats ex rubis du vert
Le sang se rosi dans une heure sans fin
La peau moisit comme du beurre ouvert
Pâlissent les sens s'effacent ex envies sans fins

Laisse la place à la seule beauté du tout
Pour que l'oeil supporte le temps peint
Cette harmonie dans l'âge que tu joues
Délicate pensée de voir ses oeuvres mains

Le tout est doux au toucher polie et usé
La soie s'étend autour de toi rustique à muser
La nature des décennies à dessiner
Chacun des traits à lentement décider

Universalité du beau, grande heures et des cadenses
Chacun  de ses coups de crayons immenses
Gomme une aspérité de l'oeuvre trop violentes
La finition s'étend d'allure douce et lente

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Je crains qu’un jour, ma douce ma tendre,

Tu n’ais plus jamais besoin de m’attendre.

Je me sentirai alors bien triste, bien seul,

Dan ma cabane en bois, dans mon linceul.

Dans ma longue nuit, froide et solitaire,

A quelques centimètres en dessous de la terre,

Dois-je regarder vers le haut et espérer le paradis

Où l’on s’amuse sûrement moins qu’on nous le dit ?

Attendant impatiemment la grosse voix péremptoire

D’un type sévère, le corps auréolé de gloire,

Me demandant de monter vers sa lumière

Et, tout simplement, de l’appeler père.

Dans ce studio en chêne qui abrite mes vers

Depuis que la vie m’a regardé de travers,

Dois-je regarder vers le bas, loin sous la terre,

Et envisager une petite éternité en enfer ?

Mon contrat à la main m’attendra alors le diable.

Ce parchemin que j’ai signé sans le lire au préalable.

Mais je ne suis pas sûr de pouvoir bien rigoler

Quand, dans le climat, je vais me mettre à rissoler.

Je crois que je regarderai simplement devant moi.

Sentinelle figée, adieu amour, adieu émois

Ne me restera alors plus rien que le temps…

C’est peut-être pour cela que j’écris autant.

  • Tétanisante inertie
    28.05.2020 12:18
    procrastination ?
     
  • Larme...
    28.05.2020 12:17
    je pense que je voulais dire un truc spéciale... caché... intrigant :-)
     
  • Larme...
    28.05.2020 12:15
    bah en fait je ne sais même plus ce que voulais dire !! lol :-) en tous cas attristés prend ées :-)
     
  • Haïku doré
    26.09.2012 16:01
    Bon Jour, Ciel, Si je puis me permettre, en toute amitié: 5/7/5 Vaste champ d'épis - Mot de saison ...
     
  • Lettre par Aurore Dupin
    23.09.2012 10:27
    aurore Dupin est le vrai nom de George Sand, elle a envoyé cette lettre à Alfred de Musset... je vous ...