Mélancolie

Tous les poèmes sur la mélancolie, les angoisses, le spleen et la tristesse... Etat d'esprit avec ou sans cause que le poète décrit et met en scène.

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Le monde ne sourit plus, il préfère fuir

L'éphémère le hante, l'avenir le tourmente

Il part sans rien dire tel une étoile filante

Dans l'univers plus rien ne reste à conquérir

 

Ce pénible silence, ce paysage maussade

a laissé à l'univers des mots accablants

et les hommes gardent des cicatrices impénétrables

à force de vouloir des plaisirs innocents

 

Rien n'est éternel, tout se perd sur cette terre

L'homme dans sa solitude ne connait plus la vie

Les tristesses du monde sur son dos, il manque d'air

 

Sur le pont de la vie il n'y a plus personne

Et le ciel ne se reflète plus dans l'eau

La terre est ainsi et les hommes l'abandonnent.

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Une brise  soupire entre les feuilles molles,

Son souffle alanguissant si doux comme un frisson

Et l'air du soir se fend parmi les ailes folles,

Les vagues bruissements éventés du buisson.

 

Il n'est que le reflet pâles de rais de lune

Accordant sa lumière éteinte entre les bois

Du Parc Solitaire où nous rêvons de l'une

Et l'autre mêmement, deux âmes de guingois.

 

Belle sera la nuit aux longues songeries

Dans les rythmes battants des coeurs à l'unisson;

Et nous nous aimerons baignés de nos féeries

A nos lèvres glanant des baisers, la moisson.

 

L'Aube nous surprendra dans sa chaleur ouatée,

Nous nous éveillerons à sa jaune clarté;

Aurore étincelante ouvrant cette Heure hâtée

Fera de ce silence offrande en aparté.

 

ANONA.

 

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Bien sûr la vie m’entraîne

Sur ses chemins tordus,

J’avance et me démène

Dans sa course éperdue…

Mais c’est toujours vers toi

Que mon cœur me ramène,

Pour te confier mes joies,

Faire éponger mes peines.

 

Le temps perd son pouvoir

Face à tant de tendresse :

Mon âme a la mémoire

De ta voix, ta caresse…

L’espace d’un instant

Je ne suis plus adulte,

Mais juste ton enfant,

Et j’oublie le tumulte.

 

Je dépose à tes pieds

Le fardeau qui me pèse,

Tu le prends volontiers,

Allégeant mon malaise.

Au soleil de tes yeux,

La vie redevient belle,

Réchauffée, je vais mieux,

Repars à tire-d’aile.

 

Maman, pardonne-moi

Les longs jours de silence,

Car tout au fond de moi,

Même aux instants d’absence,

Le fil de notre amour

Tisse nos existences,

Et nous unit toujours

En toutes circonstances.

 

 

Claudie Becques (23/05/2012)

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C'est en écoutant ce slam de « Grand cœur malade »
Pour la je-ne-sais-combien de fois que la chanson,
M'affecte sans pareil, oh bien mélancolique son,
Et se mêle au peu de vécu d' humeurs maussades.

Souvent on décrit la vie comme un cheminement
Avec un départ, une ou des épopées, et une Fin,
Tant de trains que l'on peut prendre chaque matin
Jusqu'au crépuscule de la vie, terminus du temps.

A l'écoute de ce slam, mon cœur s'arrête un instant.
Ma main se serre sur la plume, l'écriture se tasse...
Puis se fige. Aussi glacée que mon propre sang...

Combien d'espoirs brisés ? De faux-semblants ?
J'ai eu peur... j'ai toujours peur... je suis lasse...
Voir ces trains que j'ai manqué, et  déjà s'effacent....

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Au revoir et adieu,

À toi danseur du vent aux mille pétales.

Dans un souffle automnale, de moi ; dispersé.

Un nouvel endroit, douce maison, de vous ; rêvé.

Chut..

Pas un bruit..

Que du vent.

Vous chuchotez à une fleur fanée

Buste de danseuse et cheveux de blé.

Au revoir toujours pour toujours..

Après tout ce temps pour moi accordé, vous avez le droit de vous endormir.

Chut.. Chut...

Je m'en vais me flétrir dans un lit creusé. .

Cette mélodie de lune ; violon sur le toit bleu ciel et feuilles d'Automne,

Vous souvenez-vous ?

Elle danse sur des arbres nus..

Les feuilles sont semblables à l'angélus

Décomposition d'ange, cri silencieux et que sais-je encore, mon oreille s'égard sur les toits d'une ville morne et vert-de-gris qui jamais ne dort.

Toi en son ventre.

La nuit ne vient pas assez tôt.

Hélas, elle adoucit à peine ce que le jour commence..

Je sais que tu es bleu, je sais que tu es flamboyant, de moi ; effrayé, attiré.

Je suis une chimère des vents.

Plus d'armure, elle est brisée depuis bien longtemps.

Je ne peux m'effeuiller.

Je ne peux te garder.

Soleil d'octobre ma main dans la tienne, dans la légitime irréalité. .

Et maintenant je vois cette peine..

Chut... chut..

J'ai attendu..

Si longtemps sans le savoir cette âme au parfum de fleurs..

Le bouquet était déjà dans de fines mains. .

Âmes brisées ; nos guides.

Je me meurs d'un baiser..

Espérance veine.

Danseur, doux danseur des vents, prends ma main, elle s'accorde à la tienne

Chut.. Chut..

Je sauverais ma vie pour toi.

J'ai enlevé ma peau, prends-la.

Oh, viens entrelace moi de tes tendres fleurs !

Ne laisses pas son doigts déguisé planté en ton centre. ..

Aimes-tu ses cheveux opiacés doux danseur ? ...

Chut... chut..

Et la pluie de juin hurle un adieu..

Tes larmes d'automne commencent à geler et me demandent de partir.

Adieu.. danseur, doux danseur aux pétales mornes..

Gueule d'orage et coeur déchiré.

Dentelle immaculée.. à jamais offerte.