Urbain

Pour les poésies à style urbain.. Ni Slam... Ni Rap...

 

Au commencement était la muqueuse,

Des grains, archipels d'épidermes crâniens.

Le clos du fromage sous pression, liquéfié

Des yaourts périmés

Encore du lait fermenté diluvien migrant, du nasal aux alvéoles

 

Les chats baisent encerclés par un bombardement de signaux hors-équilibre

Aux aguets les chats errent, derrière l'usine où une graisse marine coupolise topologiquement ses fragments orientalistes et bouillent et boue-Yonne, ils fixent leurs fentes sur les raies et les sections des uretères des ivrognes et baisent sur les corps des moribonds.

 

Un cafard renversé est  un divin voyeur qui fait hérisser les poils des mammifères castrés et organiques...trop organiques.

Le cafard renversé anime l'orchestre du cosmos, de ses pattes.

Battements et crimes, battements et collisions, aubes rouges pilotés par d’exquis appendices, sous les ongles, des dents, des dents sous les ongles pétris, sous les ongles une mousse…

 

Electrodes et dents rêvent d'électrons et de fruits pourris, de phénomènes de transport, de transfert, d’amour de transfert, de libération de cases quantiques, d'investissement d’états, de fétichismes spinotroniques.

 

Aube rouge à Tunis, soleil levant au thorax des bêtes.

 

"La nuit, quand tu te rases le crâne ma garce, quand les pinces transfigurent l'homogénéité de la distribution de tes dents et la mollesse de tes gencives, quand de ton lit je ne possède que les draps ternis, et l'humidité du souffle de tes auto-ébats, quand tu te chauv(inises), ô ma chauve aux dents spatialement délocalisées, quand tu me fais cocu ma tique anamorphosée, je dîne avec le cafard, me transfuse du lait fermenté, fantasme sur les batailles des chats pour imposer et baptiser de sperme leur territoire sexuel, déterritorialise mon être hors de tes racines mon cœur, et pleure l'aube à ton bestiaire mon amour et vomis l'été. Quand tu te rases le crâne ma garce, tu fais de moi un quark phallique, une infime fraction de charge masculine".

 

2.0  Passeport pour la sépulture. L'aube rouge est l'orgie des volatiles, les cafards dorment encore.

 

Encore des cris et d'autres mutilations bruitistes, jusqu'à ce qu'on oublie sur quel fragment de l'abdomen du cafard l'on a déversé notre semence.

 

Eschatologie

Derniers crépitements de sarabande, pieds non indolents esclaves d'entreprises, esclaves des aubes; contraction anale au vu de tes logorrhées; silence; roulette russe virtuelle; silence; puanteur; aube métallisé; s'abattre; la vie...

 


Nos ville jadis si paisibles et pleines de vie

Aujourd4hui transformée en cité dortoir

Bouquet de béton où règne l’insomnie

Délinquance juvénile arpente les trottoirs

Ancre de tous les vices

Comme un crabe démoniaque

Gangrène nos petites têtes blondes novices

Pris dans cet engrenage qui les arnaques

Certains adultes omnibulés par l’appât du gain

Leurs vendent une poudre à la couleur du sucre

Qui les hypnose et modifie leur destin

Devenus esclaves de cette accoutumance qui torture

Ils tueraient père et mère pour quelques piécettes

Désœuvrés et hagards dans la rue traqués comme des bêtes

Pour une bague à la valeur sentimentale

Un coup de tournevis en plein cœur le coup est fatal

Dans les bar par grande beuverie

Provoque bagarres coup de pied sur le nez

Terrassés sur le pavé comme un pantin détruit

Les passants spectateurs malgré eux de cette bestialité

Dans ces guéttos où le travail est interdit de séjour

Les jeunes filles se vendent au pied des tours

Les enfants livrés à eux même aboient comme de jeunes chiens

Prélude d’une vie de loup sans âme pour son prochain

Ainsi vas la vie décadente de cette acropole

Où la cruauté et la haine sont portées comme des idoles !

Nous vivons dans une pauvre décennie

Où nous mènera-elle dans sa folie ?

Bernard Perez.

J'ai changée de religion,
Je suis adepte aux temples de la consommation,
Pratiquante bigote et obsessionnelle,
J'achète, j'achète, j'achète.

Crédit conso, mon âme au Diable, Sofinco
Sont mes nouveaux protecteurs.
Portefeuille rempli de cartes de crédit dorées,
C'est chic et In.
Ils allouent avec complaisance,
Sous leurs yeux bienveillants,
Au grès de mes envies
Je dépenses sans compter,
Je veux tout, il me faut tout.

Frénésie compulsive, soif insatiable,
Avec mon écran LCD, mon sac Britney, ma p'tite culotte Chanel,
Ma vie est plus belle.
Inexistence comblée par le paraître,
Futilités qui cachent mon mal être,
J'achète, j'achète, j'achète.

J'hypothèque ma vie pour une télé, un mac ou autres objets superficiels,
Et avec mes 1000 E par mois
Pas question de travailler jusqu'à la retraite.
Et quand les huissiers vont débouler,
Surendettée à me noyer,
Je n'aurai d'autres choix
Que de me tailler les veines avec un couteau Guy Degrenne.
J'achète, j'achète, j'achète.

Mira

Au pays de Mussolini
Vesta pleure.
Oranges sanguines aux goûts d'innocents,
Tirés à vue,
Faits divers anodins
Pour des vies humaines discountées.

On s'en fout, c'est des sans papiers !

Actes isolés par milliers
Transparents, insignifiants
Dans nos petites vies fermées.
Cancer généralisé
Qui contamine jusqu'au plus candide
Révélant la bassesse ancestrale
Tapie dans nos entrailles.

Et si tout était orchestré ?

Tout puissant vaniteux
Pour la course aux royaumes
Sont prêt à dépoussiérer
Le pire de l'humanité.

Devant la débâcle mondiale,
Glorifiants d'incompétences,
Ils se réfugient dans l'antre du monstre,
Se délectant de la facilité
A rallumer le brasier.

On s'en fout, c'est des étrangers !

 

Devant le marasme éclaboussant,
Ils recherchent des solutions primaires
Pour camoufler leurs débilités,
Ca a déjà marché dans le passé.

Et si le bruit de bottes revenait
Caché au milieu de ce bourbier,
Serions nous prêt à le discerner ?
Nos âmes formatées, lobotomisées
Réagiraient-elles à cette atrocité?

On s'en fout, c'est nos frères !

 

Mira

 

Des tueurs d'un nouveau genre sont nés en toute légalité,
Diplômés et expérimentés,
Plébiscités par les Directions,
De la multinationale à l'entreprise familiale,
Ils sévissent dans toutes les fonctions.

Protégés par les sommets,
Aux noms de la productivité et la rentabilité,
Avec le bénéfice comme objectif,
Ils prônent un rendement toujours plus excessif
Au détriment du mal être persistant.

Patients et intelligents,
Le temps est leurs allié,
Ils régressent chaque employé,
Avec rigidité et fermeté,
Aux sentiments d'objets et d'inutilité
Que l'on peut remplacer facilement.

Manipulateurs et fin psychologues,
Leurs armes indétectables et transparentes,
Touchent de plein fouet le noyau de sérénité de chaque être visé.
Ils distillent leurs poisons à petites doses,
Jusqu'à pousser le plus guilleret d'entre nous
A passé de l'autre coté.

Et si, ils doivent répondre de leurs actes,
Ils se cachent derrière le paravent de l'obéissance,
Facilité qui rappelle un certain procès,
Et qui, malheureusement se propage comme un virus puissant.

Très peu sanctionner, au pire licencier,
Mais jamais juger sur le plan de l'humanité,
Ils ne sont pas inquiets,
Leurs CV circulent dans des réseaux privés
Sollicités par des hiérarchies avides d'intérêts.

Mira

 

  • Tétanisante inertie
    28.05.2020 12:18
    procrastination ?
     
  • Larme...
    28.05.2020 12:17
    je pense que je voulais dire un truc spéciale... caché... intrigant :-)
     
  • Larme...
    28.05.2020 12:15
    bah en fait je ne sais même plus ce que voulais dire !! lol :-) en tous cas attristés prend ées :-)
     
  • Haïku doré
    26.09.2012 16:01
    Bon Jour, Ciel, Si je puis me permettre, en toute amitié: 5/7/5 Vaste champ d'épis - Mot de saison ...
     
  • Lettre par Aurore Dupin
    23.09.2012 10:27
    aurore Dupin est le vrai nom de George Sand, elle a envoyé cette lettre à Alfred de Musset... je vous ...